Chasseur de météorites

Interview de Luc Labenne, chasseur de météorites, pour la radio

Ciel & Espace

Partie 1 : La chasse à la météorite

Partie 2 : Comment reconnaître les météorites ?

Partie 3 : Professionnels et clients

Partie 1 : La chasse à la météorite

Vous parlez du désert de l’Atacama pour la recherche, donc au Chili. On sait que c’est là qu’était installé le VLT en tout cas pour les astronomes amateurs et professionnels. Quels sont vos terrains d’expéditions, vos territoires ?

 

Luc : Bon rapidement on s’est rendu compte qu’après cette météorite connue de longue date au Chili, on a cherché un petit peu à l’époque, et on a trouvé une chondrite… Mais on s’est rendu compte que le terrain n’était pas très facile. Car il y a beaucoup de roches très sombres dans le désert de l’Atacama, des basaltes. Et cela gêne la recherche des météorites. Car un des premiers critères, c’est que la météorite est plus sombre que le terrain sur lequel elle se trouve, si le terrain est assez clair. Donc, des morceaux de basaltes, ça se prête assez peu. Donc à partir de ce moment là, nous sommes allés en Lybie, Mauritanie, Sud de l’Algérie, et là nous avons ce qu’on appelle des reg, des surfaces très blanches qui se prêtent bien à la recherche des météorites. Très rapidement les expéditions se sont donc faites en Afrique, et cela était beaucoup plus simple pour partir… C’était moins coûteux, on pouvait y aller directement avec des véhicules.

 

- Donc vous avez commencé à donner les bases de la recherche : un terrain plutôt plat, clair, qui permet de distinguer des roches plus sombres. Toujours plus sombres ?

 

- Oui… oui. Vraiment dans 99 cas sur 100, les météorites sont plus sombres que le terrain, si on a la chance d’être sur un terrain sédimentaire assez clair. C’est vraiment le critère de base. Si on trouve un terrain où il y a beaucoup de roches sombres, on change de lieu.

 

- Est-ce qu’il y en a partout des faisceaux uniformes, des zones privilégiées de recherches ?

 

- Alors on s’est rendu compte, mais ça c’est vraiment sur le terrain, qu’il y a des zones absolument fabuleuses, des zones plates et blanches, avec un petit gravier où ça peut être très facile, mais ne rien trouver alors que les surfaces sont énormes. Alors que jusqu’à côté, on peut trouver de nombreuses météorites, des fragments de chutes différentes. L’explication pour moi c’est que dans ces terrains on ne trouve rien, car c’est probablement un creux qui fait qu’il y a un comblement du creux ce qui fait que les météorites sont posées sur les surfaces dures. Le tout c’est de trouver ces zones de « déflation » où les météorites ont été soufflées par le vent, et où elles sont posées sur la roche dure. Donc ça avec l’habitude on arrive à les repérer, mais au départ, c’était au pif.

 

- Et donc là vous rentrez d’expéditions ?

 

- Oui ! Lundi d’avant. Donc là c’était au moyen orient, dans une zone typique come je viens de décrire : zones sédimentaires très claires et plates. C’est un désert à cet endroit là qui est très ancien, dans le sens où on a des accumulations de météorites qui ont plusieurs centaines de milliers d’années.

 

- Et vous l’aviez déjà repéré celui-là ?

 

- Oui ! Alors il n’y a pas que nous qui avons cherché à cet endroit là, d’autres sont venus aussi.

 

- C’est comme les coins à cèpes ça. * rires *

 

- Oui exactement ! Puis je trouve qu’on peut comparer avec les champignons avec l’œil qui s’aiguise au fur et à mesure. Car c’est vrai qu’au  départ on n’en voit qu’une, puis rapidement on voit tous les autres. Les météorites, c’est effectivement un peu pareil. Là dans ce désert là, nous sommes restés une dizaine de jours. Pour avoir une idée de ce qu’on a trouvé pendant ce temps passé, car souvent on me pose cette question là, on trouve en gros… Pour du 8H par jour, on fait une centaine de kilomètres et on roule assez lentement, entre 20 et 30 km. Mais on fait de nombreux arrêts, donc c’est une petite moyenne.  Donc voilà, chacun d’un côté, le conducteur et le passager regarde de son côté. Bon le conducteur regarde aussi devant lui, c’est mieux pour éviter les crevaisons * rires *. Donc on balaye une zone de 100 mètres de chaque côté, à peu près.

 

- Et là vous en avez trouvé ?

 

- Oui. Au final assez peu, car on refait des zones qui ont été déjà faites par nous ou par d’autres, mais cette fois-ci nous avons décidé de chercher beaucoup à pieds. C’était possible à cette saison ci, car il faisait moins chaud. Mais aussi la nuit.

 

- La nuit ?

 

- La nuit, on trouve des choses plus petites. Alors pour ça, au début on s’est un peu moqué de nous… mais ça ne va pas durer. Car la nuit, on a un excellent contraste. C’est à dire que la nuit, on ne cherche pas en véhicule, ce qu’on fait la journée pendant à peu près les 8H, et avec un peu de chance on peut trouver 1 à 2 météorites. Et le soir, après avoir fait le campement, on prend des lampes frontales et des torches à LED, qui on une lumière très blanche. Et là on a un contraste fabuleux, car on est toujours embêtés par le soleil, suivant l’angle de vue. Il y a des ombres portées, et les cailloux apparaître plus sombres qu’ils ne le sont réellement. On n’a pas du tout ce problème là la nuit on dirige la torche devant soit. Alors évidemment la surface prospectée est bien moindre. On est que sur quelques mètres, et on marche lentement. Par contre, ça permet de regarder des cailloux beaucoup plus petits. Là on a décidé de ramasser à partir de 5 à 10g, si ça a l’air d’être sombre et on regarde de près. Donc là on a changé un peu la méthode, et ça augmente les temps de recherches.

 

 - Quels types d’objets vous avez trouvé là, typiquement ?

 

- Alors là les météorites les plus courantes sont les chondrites ordinaires, qui constituent un très grand pourcentage des découvertes. Le premier critère qu’on avait c’était qu’elles soient de couleur sombre. Et je me souviens au début, l’outil n°1 c’était l’aimant. Donc soit la pierre est sombre avec une croûte de fusion, ce qui montre que cet objet est rentré dans l’atmosphère et à ce moment là c’est évident, soit le vent de sable érode la croûte, ce qui arrive souvent dans le désert, et dans ce cas là on sort l’aimant. Si l’aimant se colle, c’est un très bon critère pour vérifier. Après, si on veut trouver autre chose que des chondrites, il vaut mieux avoir d’autres techniques que l’aimant. Car il y a les météorites lunaires et martiennes, qui sont les objets les plus passionnants… Et là l’aimant est inefficace et même déconseillé.

Partie 2 : Comment reconnaître les météorites ?

- Et quel est le critère pour repérer une lunaire ou une martienne ?

 

 - Alors là c’est très difficile à expliquer car le fait que la roche soit plus sombre, ça marche aussi pour les deux. Mais il se trouve que dans ces déserts où les météorites peuvent être très anciennes, on ne parle plus du tout de croûtes de fusions. Bon  là c’est un podcast et on ne peut pas voir, mais je pourrai te montrer tout à l’heure une météorite martienne et une lunaire, où il n’y a quasiment pas de croûtes de fusions. Le critère c’est d’en avoir vu et trouver. Il y a des minéraux particuliers sur les lunaires par exemple qu’on ne trouve pas dans les roches sédimentaires normales.

 

- Donc ce n’est pas un caillou comme un autre dans un environnement classique.

 

- Voilà, il faut se dire que « ce caillou là n’a rien à faire là ». Il y a beaucoup de feeling, mais il y a aussi l’œil qui s’aiguise au fur et à mesure des trouvailles. Je dirai que pendant les 4/5 premières années, il n’y a aucune chance qu’on trouve une météorite lunaire ou martienne, on aurait pu les mettre sous le nez et on ne les aurait pas ramassé. On avait pas l’œil encore fait. Au fur et à mesure des expéditions, on augmente nos chances de trouvailles, et on ne les laisse plus passer. Ca reste quand même rarissime pour les lunaires et les martiennes. Il y a une centaine de météorites lunaires découvertes, ce qui représente 50 chutes. Donc 50 météorites lunaires différentes pour l’ensemble du globe, ce qui n’est pas beaucoup. Pour les météorites martiennes on est à 80 d’échantillons, et une 50 de chutes différentes. Ca reste des objets très rares, car pour l’ensemble des météorites, on parle de 30 à 40 000 météorites différentes répertoriées. Le pourcentage est donc très faible. Je pense que c’est un problème de pouvoir les reconnaître. Il y en a sûrement plus.

 

- Ca vous arrive aujourd’hui d’apprendre par une dépêche ou un journal qu’une chute importante est arrivée sur Terre, et de prendre un billet pour foncer en vous disant « Voilà de la matière fraîche » ?

 

- Alors moi je ne fais pas ça, ce n’est pas que ça me tente pas, mais j’ai vraiment des concurrents – néanmoins amis – qui effectivement dès qu’une info de cette nature tombe se précipite sur le lieux. Moi il m’est plus difficile de me libérer évidemment. Mais si ça tombe en France, oui là je m’y rendrais sans aucun doute.

 

- Quand on regarde vos zones de prospections, le Sahara, les grands déserts, on se dit qu’aujourd’hui en ce moment avec les problèmes de sécurité et de l’extrémisme, on peut se dire que les zones se restreignent ? Et puis ensuite, ces pays, vous avez parlé de l’Algérie, du Maroc, et de la Tunisie, la législation se durcit… ce n’est pas si simple que ça, j’imagine ?

 

- Oui, ça a bien évolué ces dernières années, surtout au niveau de la sécurité. Il y a certaines zones en Afrique du Nord où je n’irai plus. C’est bien malheureux, mais je … voilà. Je n’irai plus dans le désert dans les conditions actuelles par rapport à la sécurité. Le plus dangereux dans le désert c’est la rencontre humaine avec quelqu’un de mal intentionné. Ce n’est pas le désert lui-même le danger, si on est bien préparé. Maintenant, il y a aussi des législations… ça se durcit, mais je dirais oui et non. Il y a beaucoup de fantasmes là-dessus. En Algérie, il semblerait qu’il y ait une  loi qui interdit la recherche des météorites sur le territoire. Mais moi je n’ai jamais vu cette loi, ni même vu l’appliquer. Dans les choses qui sont vraiment connues, au Canada par exemple, il y a une loi  qui est finalement assez simple et saine, c’est qu’ils ont un droit de préemption pour une météorite trouvée sur leur territoire pour l’achat, en tant que patrimoine. Une fois ce temps de préemption passé, il faut une autorisation d’exportation. Moi j’ai des météorites qui viennent du Canada pour lesquelles j’ai ce document.  Ca peut prendre 6 mois / 1 an… mais bon c’est comme ça.

 

- Luc, il y a les déserts, dont on a évidemment parlé. Mais depuis quelques temps, je dirais depuis que le mur de Berlin est tombé, on voit surgir de l’Est et du Nord des météorites. Et beaucoup de météorites ! Que vous exposez de différents salons, que vous présentez comme venant de nord-Sibérie, de Finlande… Ce sont de nouveaux territoires de recherches ?

 

- Luc : Alors, pas de nouveaux territoires de recherche pour moi en tant que chasseur de météorites. Mais par contre il est vrai que ce qu’il se passe, c’est qu’il y  a des météorites qui ont été répertoriées depuis longtemps avec des informations assez précises. Et il y a des gens qui localement commencent à chercher et à trouver des informations parfois très anciennes. Ils passent du temps sur le terrain, et parfois trouvent. Dans les pays du nord, et par exemple en Suède, au delà du cercle polaire, il y a une météorite assez connue et documentée depuis les années 40. Il y a en fait plusieurs météorites découvertes. Et c’est un suédois qui s’est dit « voilà, je vais chercher autour avec un détecteur de métal si j’en trouve d’autres ». Et après cela, ça a été juste énorme, car il a trouvé d’abord quelques kilos, puis d’autres ont cherché car ça s’est su. Beaucoup de monde y est allé, dont mon frère. Il y a eu vraiment plusieurs tonnes qui ont été découvertes. Mais là sur une information d’une trouvaille ancienne. Il reste encore des choses à faire sur les trouvailles anciennes. Il y a aussi un météorite russe dont le nom est Seymchan, et là c’est un géologue qui a trouvé dans les années 70 deux blocs. Donc là c’est une équipe de russes dont c’est le terrain, et ils ont retrouvé plus de 20 tonnes de météorites avec les détecteurs de métaux. Donc c’est vrai qu’il y a cette partie là de retournée sur des trouvailles anciennes.

 

- Même si le terrain est difficile ? Je pense à la Suède, mais aussi la Russie. Avec la Sibérie et le permafrost, et la taïga et la toundra. Ce n’est quand même pas facile pour chercher et trouver quelque chose.

 

- Oui, ils s’en donnent les moyens. Par exemple pour Seymchan qui a été découverte en Russie, je sais que pour les blocs les plus gros, par exemple l’un d’entre eux faisait plus de 3 tonnes, ils n’hésitent pas à prendre un hélicoptère pour se faire déposer dans ces zones là, et même pour ramener les pièces. Je sais que récemment j’ai fais l’acquisition d’une pièce de plus de 500 kg de cette météorite, et elle a été ramenée par ces moyens là. Je pense qu’ils sont assez motivés vu les quantités qu’il y a à trouver. Je pense qu’il y a toujours des solutions. Maintenant, en Suède - je peux en parler car j’ai un confrère qui est allé sur place – en y allant à la bonne saison et en faisant abstraction des moustiques, c’est possible. Mon frère m’expliquait qu’ils étaient équipés de gants, mais qu’ils arrivaient à piquer entre les coutures. Bon en dehors de cela, il faut y aller en période de dégel.

 

- Quels sont les endroits où vous n’êtes pas allé en vous disant « Là, c’est une destination future, il doit y avoir quelquechose »… Quelle est la prochaine destination ?

 

- Si j’avais juste un choix à faire comme ça sans les soucis logistique, ce serait quand même l’Arabie Saoudite. Car moi mon truc c’est vraiment de parcourir les déserts, les zones plates, pour chercher la météorite fabuleuse. Une météorite martienne… mais le rêve ce serait une météorite martienne sédimentaire… avec pourquoi pas des indices de vie !

 

Partie 3 : Professionnels et collectionneurs

Combien il y a d’entreprises comme la votre ? Est-ce que le stade artisanal je dirais, est le bon stade pour la vente de météorite ? Quel est l’état de l’offre ?

 

- Alors il y a cinq à dix ns, il y avait beaucoup de vendeurs de météorites qui pensaient faire fortune, sauf que ça ne marche pas comme ça. Aujourd’hui, je dirais qu’il y a peut être 5 à 6 équipes dans le monde qui cherchent régulièrement. Je ne sais pas, il y a bien des personnes qui vont tenter leur chance une ou deux fois de trouver des météorites comme ça. Mais de façon répétitive et systématique, nous ne sommes pas beaucoup.

 

- Et ce sont de petites structures ?

 

- Oui. Cela dit, nous nous sommes à deux à chercher avec mon frère. Je repense toujours à l’équipe des russes, car eux quand ils y vont, c’est avec 2-3 véhicules et une dizaine de personnes. Eux c’est une plus grande structure, et ils y restent longtemps. Mais après, ce sera plutôt d’autres équipes comme nous deux.

 

- Donc 5-6 sociétés sur le marché mondial qui passe par Internet. Mais qui sont les clients ? Vous avez parlé de clients privés, mais aussi publics. Qui sont-ils ? Ce sont les museum ?

 

- Alors oui, ça peut être les museum pour exposer de belles pièces au près du public, et ça arrive assez régulièrement. Finalement. En général, la pièce idéale c’est une météorite assez grosse, ferreuse, car elles sont assez accessibles pour des poids de plusieurs dizaines de kilos ou plusieurs centaines de kilos. Et c’est une météorite qu’on va pouvoir mettre pour le public, qui peut la toucher sans se sauver avec. Mais les musées recherchent aussi des météorites lunaires, c’est le cas pour un musée en France, qui d’ailleurs sera probablement bientôt exposée. Ils ont pris la moitié d’une météorite lunaire d’une centaine de grammes, et un petit morceau à sertir pour que les gens puissent toucher la Lune.

 

-Et qui sont les collectionneurs privés ?

 

- Alors c’est souvent quelqu’un sensibilité à l’astronomie et à l’espace. On est dans les même environnement.

 

- Qui veut s’offrir un vaisseau spatial à la maison.

 

- Oui c’est ça ! Il y a ce côté frustrant d’observer, sans pouvoir toucher. Pour ça j’ai remarqué que la plupart des collectionneurs sont des astronomes amateurs. Je dirais… les 2/3. Après il y a un autre tiers qui sont des passionnés de minéraux et de fossiles. Dans les autres, car on parlait de marchés, il y a aussi les universités qui de plus en plus ont des budgets pour faire des acquisitions de météorites pour la recherche. Je pense qu’au paravent ils essayaient d’obtenir divers échantillons au près de musées, mais la plupart du temps cela demeure assez difficile.

 

- Vos plus gros clients sont japonais, allemands, américains ?

 

- Alors américains, quand même, à 80 %. Cela dit en France, il y a des collectionneurs qui ont de très belles collections. En fait c’est vrai que de part le monde, des collectionneurs acharnés de météorites et qui ont les moyens de faire de belles collections, moi j’estime qu’ils ne sont qu’à quelques centaines.

 

- Il y a des gros chèques pour les plus importants ? S’offrir une très belle pièce, c’est quoi ?

 

- Alors oui, il y a des pièces de plusieurs dizaines de milliers d’euros si on veut se payer une météorite lunaire ou une belle sidérite qui a une jolie forme. Et on commence à voir depuis 2/3 ans des ventes à Drouot, par exemple. Avant, on pouvait avoir une météorite parmi des ventes de minéraux et fossiles. Maintenant, il y a des ventes dédiées aux météorites aux U.S.A. Et ce qui est intéressant, c’est que les météorites sont parfois présentées comme des sculptures naturelles, notamment les météorites ferreuses. Donc là on touche presque à l’art. Notamment l’année dernière, j’ai prêté des météorites pour des expositions au musée d’art moderne de St Etienne. C’était dans le contexte de la texturologie des météorites. Ce qui m’a vraiment plu, c’est de prêter la première météorite lunaire  découverte où si observe bien la surface, on a l’impression de voir la surface de la Lune avec des petits cratères, ce qui est absolument formidable. Il y avait donc des photos de la Lune et la météorite lunaire exposée à côté.

 

- Vous êtes présent tous les ans au plus grand marché de minéraux au monde. Ca se passe en Arizona, à Tucson. Le Gem & Mineral Tucson Show qui est un endroit tout à fait extraordinaire. Pendant 2 semaines minimum, une grande partie des hôtels de la ville sont envahis de collectionneurs qui viennent chercher dans le plus grand bazar de la météorite, mais aussi des dinosaures, et d’autres !

 

- Ah oui c’est un endroit formidable où on peut repartir quasiment avec un dinosaure sous le bras.  C’est l’endroit incontournable pour les exposants, les clients, les universités pour le monde des minéraux. C’est vrai que ‘est là que se fait la température du marché, mais c’est aussi l’occasion pour les professionnels de la météorite de se rencontrer : voir ce qu’on fait les autres, ce qu’ils ont trouvés, des nouvelles… Déguiser un peu plus l’œil en voyant les autres. C’est un lieu d’échanges et d’informations, et où on peut  voir de très belles pièces.

 

- Et en France, vous avez quels lieux à proposer au public ?

 

- En France  il y a deux rendez-vous : il y a Sainte-Marie-aux-Mines, dans l’Est de la France avec le Mineral & Gem fin juin. Ce salon est un peu l’équivalent de Tucson mais dans des dimensions moindres. Cela dit il y a de très belles choses pour les passionnés de minéraux, fossiles et météorites. A Paris aussi, il y a un salon intéressant où j’ai un stand, bien que je sois un peu noyé parmi les minéraux et les fossiles…

 

- Tombé du ciel ! * rires *